Gratte-Ciel Villeurbanne, Grand Lyon

Le quartier Gratte-ciel à Villeurbanne

Le quartier des Gratte-ciel à Villeurbanne a été construit dans les années 1930. Il comprend des immeubles d’habitation à loyer modéré, des commerces, des équipements sportifs, un hôtel de ville et un théâtre.

Origines du projet des gratte-ciel

L’idée de départ était de créer un nouveau centre-ville et de répondre à la problématique du développement urbain rapide avec des logements modernes de type cité ouvrière.
Le quartier avait pour vocation d’être accessible aux catégories socio-professionnels modestes de la population, le tout dans une perspective à la fois hygiéniste et de progrès social.

Le maire de Villeurbanne de l’époque, Lazare Goujon, souhaitait que la population ouvrière, en constante augmentation, puisse vivre dans de bonnes conditions (appartements propres, lumineux, spacieux et proche des équipements culturels et sportifs).

Quartier Gratte-Ciel Villeurbanne, 1950
Quartier Gratte-Ciel Villeurbanne, carte postale 1950

7 années de chantier

Le chantier Gratte-Ciel a démarré en 1927 pour s’achever en 1934.

2 tours jumelles de 19 étages marquent l’entrée du quartier, suivies par 6 blocs d’habitations (construits en forme de gradin) et de commerces de 9 à 11 étages qui s’étirent le long de l’avenue Henri Barbusse.
Au bout de l’avenue, on trouve l’hôtel de ville de Villeurbanne et derrière le palais du travail.

Le choix de construire des immeubles en hauteur, d’où le nom gratte-ciel, est directement inspiré par l’exemple architecturale nord-américain.
Les bâtiments sont blancs avec un style épuré (lignes droites) caractéristique de l’architecture des années 30.

Statut, quartier Gratte-Ciel Villeurbanne
Statut du quartier Gratte-Ciel (photo Cybèle)

Gratte-ciel aujourd’hui

La mairie de Villeurbanne est toujours propriétaire, via son bailleur social, la Société Villeurbannaise d’Urbanisme (SVU), des 1400 logements et d’une centaine de locaux commerciaux du quartier.

La plupart des appartements sont des T1 ou des T2, ce qui a une influence sur les types d’habitants qui y vivent. Il y a peu de familles et les locataires sont soit jeunes soit âgés.

Le prix du mètre carré est par ailleurs très attractif compte tenu de la pression immobilière particulièrement forte à Lyon et dans les communes limitrophes.

La philosophie des origines, offrir des logements de qualité à des prix modérés, a donc été conservée.

A titre d’exemple, il faut débourser environ 300€ pour un 35m², 585€ pour un 75m² et 740€ pour un 100m², ce qui est peu courant dans la métropole lyonnaise au regard du rapport qualité/prix.

Les différentes rénovations qu’ont subi les Gratte-ciel n’ont pas fait grimper les prix et l’esprit de “village” a perduré, particulièrement avec les commerçants.

Les résidents sont donc attachés à leur environnement. Ils s’y sentent bien et n’ont pas envie de le quitter malgré l’arrivée de nouveaux habitants qui peuvent avoir des difficultés à s’acclimater à la mentalité spécifique du quartier.

TNP et place Lazare Goujon, Gratte-Ciel Villeurbanne
Le TNP et la place Lazare Goujon (BM Lyon)

Gratte-ciel demain

Comment évoluera Gratte-ciel dans le futur ?

La métropole de Lyon souhaite doubler la surface du centre-ville jugée insuffisante pour une ville de 145.000 habitants. Celle-ci passera de 7 à 14 hectares.

Le quartier gardera l’esprit de ses créateurs. ll n’y aura donc pas de rupture mais plutôt une continuité architecturale.

Le but étant de renforcer l’attractivité du centre-ville en proposant davantage de commerces de proximité (27.000m²), de bureaux (4000m²), d’équipements (20.000m²), d’espaces publics (25.000m²), d’activités et d’habitations.

Concernant ces dernières, 900 logements respectant les nouvelles normes environnementales devraient être construits, dont la moitié destinée au parc d’habitat à caractère social.

Est également prévue, la construction d’une piscine, d’un complexe sportif, d’un groupe scolaire et d’un lycée, pour compléter l’offre de services publics existants.

Les modes de déplacement doux seront privilégiés, avec un accent particulier sur l’accès aux transports en commun et les pistes cyclables.

Le chantier a commencé début 2018 et devrait s’achever en 2027.

Projet quartier gratte-ciel, Villeurbanne
Projet du prolongement du quartier des Gratte-Ciel, agence AMNA

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