Le Rhône au Moyen-Age par Jacques Rossiaud

Le Rhône au Moyen-Age est un livre de Jacques Rossiaud dans la collection historique Aubier aux éditions Flammarion :

livre le rhone au Moyen-Age
Présentation du livre par l’éditeur

Le Rhône au moyen âge « L’onde, tout à la fois passé, présent et avenir, permet de regarder le temps ; elle devient de l’histoire liquide. »

Traverser l’histoire au rythme du fleuve ? Ligne de confluence des richesses, des hommes, des idées et des rêves, le Rhône, du Xe au XVIe siècle, s’est métamorphosé de concert avec les sociétés riveraines. Autour de l’An Mil, comme au temps de Charles Quint, l’ordre du monde s’est joué aux abords de ses rives.

Tableau chatoyant des eaux, des rivages, des îles et de leur mise en valeur par l’homme, exploration des mythes et des pratiques religieuses liés au fleuve, évocation des traditions et usages singuliers des bateliers : ce livre constitue une plongée magistrale dans l’univers du Rhône médiéval.

Le Rhône au Moyen-Age par Marie-Thérèse Lorcin

par Marie-Thérèse Lorcin
Extrait d’un article de la Société Française d’Histoire Urbaine, décrivant les thématiques du livre en 4 grandes parties :

1- « Le val, l’Occident et l’histoire » (p. 36-119) : portrait du fleuve pendant le second Moyen Âge, de ses eaux, des voies qui le longent, des alignements de villes. Dans l’espace du bassin s’est progressivement constituée, à partir du XIIe siècle, une « communauté d’intérêt et de civilisation » malgré les fractures politiques.

2- « L’univers rhodanien » (p. 120-227) : mise en valeur des eaux et des terres riveraines, que menace le changement climatique de la fin du Moyen Âge. La batellerie sut évoluer, l’aménagement des ports et des ponts, la gestion des cours d’eau et des îles furent également modifiés pour répondre aux nouvelles conditions.

3- « Les gens de l’eau » (p. 228-337) : l’étude sociale part des groupes humains épars dans le bassin fluvial, mais qui sont unis par leur genre de vie commun, et s’attache ensuite aux destinées individuelles suivies grâce à 8.200 fiches prosopographiques. Vient ensuite l’examen des associations, qui sont principalement les confréries.L’évolution de celles-ci reflète les aléas de la conjoncture, les conflits locaux et les solidarités en train d’apparaître.

4- « Merveilles, mythes et représentations. Le Rhône imaginaire » (p. 338-466) : l’eau qui coule est « un couloir propice à la génération des merveilles » (p. 340). De Saint-Maurice d’Agaune aux Alyscamps, le bassin rhodanien est jalonné de hauts lieux célébrés, visités et vénérés sans relâche, supports d’un passé où le mythe l’emporte sur l’histoire. Les villes rivales utilisent cet imaginaire collectif pour conforter leur renom, les princes à l’occasion s’en servent pour illustrer et justifier leur politique. « La trace d’un rêve, disait Georges Duby, est aussi importante que la trace d’un pas ».

Le texte s’accompagne de 130 pages de notes, 24 cartes et plans et un index des noms de lieu. L’auteur annonce l’intention délibérée d’« échapper aux idées recuites ».

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